Le Cantilien : Bonjour Mr Radji, pour nos internautes, pouvez vous vous présenter ? Achour Radji : Je suis né dans un petit village de Kabylie, Icherridene. Ce village est le dernier conquis par l'armée française en 1857 et a inspiré Jules Roy qui a donné le nom des "Cerises D'Icherridènele" à son tome III des "Chevaux du soleil". J'ai grandi au sein d'une famille nombreuse, 12 enfants. Je suis allé à l'école de la République et je suis arrivé jusqu'à la deuxième année de médecine en Algérie.
Je suis parti pour la France en mars 1962. J'ai alors pu terminer mes études de médecine. Je me suis installé à Gouvieux en 1972.
Je suis aujourd'hui à la tête d'une belle et grande famille : 5 enfants, bientôt 10 petits-enfants.
Mon métier, que j'exerce encore aujourd'hui par passion, reflète bien mes valeurs personnelles. Et je peux dire avec fierté qu'elles m'ont été transmises par mon père, un homme extraordinaire :
* la tolérance * faire le bien autour de soi * être disponible pour les autres, * toujours à l'écoute.
Ce qui est merveilleux quand on aime les autres, c'est qu'ils vous le rendent au centuple. Alors n'ayons pas peur des mots, Gouvieux est une grande famille. Le Cantilien : Qu'est ce qui a motivé votre décision de vous lancer dans la bataille des municipales ? Achour Radji : Je suis à Gouvieux depuis 1970 et comme chaque Godvicien, je suis arrivé à un constat simple : la ville de Gouvieux est à bout de souffle. * la population ne se renouvelle pas, elle vieillit * la commune est la ville la plus pauvre de l’Oise parmi les 15 villes de plus de 8 000 habitants. Inutile d'évoquer la fatalité, il suffit pour s'en convaincre de regarder les autres villes de la région. Les problèmes de Gouvieux aujourd'hui sont le résultat de la politique menée depuis 25 ans par le maire sortant ! Il est temps de tourner la page. C'est pourquoi j'ai choisi de constituer autour de moi une équipe totalement nouvelle. Une équipe qui regroupe des hommes et des femmes de tous âges, de toutes origines, de tous les quartiers de Gouvieux, de tous les milieux. Une équipe dynamique d'hommes et de femmes qui aiment Gouvieux, qui ont envie de faire bouger Gouvieux, qui veulent mieux vivre à Gouvieux ! Mon équipe travaille tant sur le fond que sur la forme. Le Cantilien : Pourquoi cette rupture avec le Maire actuel après 25 ans de travail commun ? Achour Radji : Ce qui était bon il y a 25 ans ne l'est plus aujourd'hui. En effet la commune était dans une situation financière désastreuse il y a 25 ans. Par contre, aujourd'hui, il faut savoir mettre en place les services que les godviciens réclament. D'autre part, on peut constater que depuis une dizaine d'années, le maire a le regard tourné vers le conseil général et sa présidence, au détriment de la gestion de la commune. Le Cantilien : Quels sont vos grands projets pour Gouvieux ? Achour Radji : Mon équipe travaille tant sur le fond que sur la forme. La forme, c'est ce que nous avons regroupé sous le thème "démocratie locale". Les Godviciens ne veulent plus se voir imposer autoritairement, année après année, la même vision de la société, de la famille, de la place des femmes dans la société, de l'économie, de l'urbanisme... Nous travaillons dans deux directions : concertation et transparence. Le fond, ce sont la famille, l'urbanisme et le dynamisme. Vous pouvez tout retrouver sur notre site : www.gouvieux2008.com Le Cantilien : Vous répétez que Gouvieux est "la ville la plus pauvre de l'Oise" (de plus de 8 000 habitants), comment améliorer la situation ? Achour Radji : e tiens à corriger, c'est le maire sortant qui répête à l'envie cette phrase pour justifier l'immobilisme et demander aux godviciens de nouvelles économies. Être un bon gestionnaire, ce n'est pas simplement vous demander de vous serrer la ceinture et de vous priver des services normalement offerts par une commune de cette taille. Être bon gestionnaire, c'est aussi travailler sur les recettes. Comme il n'est pas question d'augmenter les impôts qui, contrairement à ce que l'on veut vous faire croire, sont déjà supérieurs à la moyenne nationale (+ 50% pour la taxe d'habitation), nous nous attaquerons à un échec important de la politique du maire sortant : l'économie. Malgré de nombreux atouts (la proximité de Chantilly, un territoire immense, une main-d'oeuvre qualifiée), Gouvieux encaisse 4 fois moins de taxe professionnelle par habitant que la moyenne des villes de même taille ! Rédigé par le maire lui-même, le bilan économique de 25 ans de mandats tient en moins de 2 pages ! Ce document est disponible sur notre site internet. Il ne faut pas augmenter le taux actuel de la taxe professionnelle, mais accompagner dans leur développement les entreprises déjà implantées sur notre commune et savoir attirer de nouvelles entreprises. Le Cantilien : Beaucoup de godviciens se sentent dans l'ombre de Chantilly, comment résoudre ce dilemme ? Achour Radji : Gouvieux a sa propre identité. Mais il ne faut pas avoir honte de profiter de ce voisin prestigieux ! Nous avons beaucoup à gagner à plus s'investir dans la communauté de communes. Il faut aussi savoir que Chantilly n'a plus de terrains disponibles pour soutenir son développement alors que Gouvieux peut accueillir de nouvelles entreprises. De la même façon, souvenons-nous que la plupart des hôtels sont sur la commune de Gouvieux ! Le Cantilien : Si vous devez convaincre nos internautes de voter pour vous en une phrase, que diriez-vous ? Achour Radji : Je serai plus proche de vous, à votre écoute, sans plan de carrière personnelle. En 2001, seulement 2 632 Godviciens avaient voté pour le maire sortant. La victoire est possible, mobilisons-nous.
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